8 février 2011

Action et actualités

Communiqué de presse du SNES Creuse du 12 février 2011

184 ; 187 ; 192 ; 21/29,7 ; 432 ; 476 ; 1492 ; 4461 ?

Guéret, le 12 février 2011,

Monsieur l’Inspecteur d’Académie, dans un reportage signé Céline Loizeau et diffusé sur les ondes de France Bleu Creuse vendredi 11 février à 18 h, annonce que 187 classes étaient prévues en février 2010 pour les 18 collèges creusois et que 192 étaient présentes à la rentrée.
Soit Monsieur l’Inspecteur d’Académie a suivi une formation mathématique dans des classes aux effectifs trop chargés sans pouvoir bénéficier d’heures d’approfondissement ou de soutien dans le cadre de dédoublements, soit il a omis d’informer les représentants du personnel de l’existence de classes, soit il s’arrange pour essayer de présenter la réalité des conditions dégradées de l’enseignement sous un meilleur jour !
Lors du dernier comité technique paritaire départemental (2 février 2010, nous n’avons ni été consultés, ni informés depuis !), qui était présidé par Monsieur l’Inspecteur d’Académie, mais en fait dirigé par une personne du rectorat qui a refusé de répondre à certaines de nos questions, les documents fournis laissaient apparaître l’existence de 184 classes soit 11 de moins qu’en 2009/2010 pour 35 élèves en plus !
Lors de notre recensement (puisque les services de l’éducation nationale ne semblent plus vouloir nous informer et nous consulter), nous n’avons pas intégré les classes d’Unité Pédagogique d’Intégration (UPI) présentes à Aubusson, La Souterraine et Martin Nadaud réservées aux élèves souffrant de handicap qui existaient précédemment et dont la dotation spécifique est de 21 h. Ainsi, nous pouvons arriver à 187 !
192 à la rentrée ? Trois classes créées entre février et septembre 2010 : une à Chénérailles, une à Dun et une à Parsac, en sachant que dès février 2010 une seule classe était prévue dans ce collège en troisième alors que 34 élèves étaient attendus ! Quelles sont les deux autres ? La classe relais déjà existante ? Le classe « tremplin » pour les élèves en difficulté à Nadaud ? Cette classe va-t-elle perdurer avec les 22,5 heures retirées dans ce collège ? Une classe à Bonnat que la dotation initiale permettait, déjà, de maintenir ?

Monsieur l’Inspecteur d’Académie évoque dans son entretien les ajustements entre mars et la rentrée. C’est oublier qu’en mars les postes sont supprimés et qu’ensuite ce ne sont que des moyens provisoires (postes à l’année, remplaçants, contractuels…) qui sont octroyés aux établissements. Cette gestion à l’heure près est source de situations ubuesques (et douloureuses) pour les collègues ! A Parsac, en 2010, un poste d’enseignant en mathématiques et un poste d’enseignant en physique-chimie ont été supprimés. Le collègue de mathématiques qui travaillait sur Parsac et Chénérailles a été nommé ailleurs, mais comme des classes ont été rouvertes dans ces établissements, il complète son service… à Parsac et une autre personne assure les heures qu’il effectuait à Chénérailles ! Stabilité des équipes pédagogiques ? On parle, maintenant, de recréer un poste d’enseignant de physique-chimie à Parsac !
Nous notons, avec satisfaction que Monsieur l’Inspecteur d’Académie ne conteste pas nos prévisions d’effectifs ! En fait, ce sont celles de ses services que nous estimons minorées ! Combien de classes à plus de trente élèves à la rentrée ? Combien d’élèves en septembre en quatrième à Felletin par exemple ? Combien, par niveau, à Châtelus ?
Nous nous demandons, alors, pourquoi nos collègues d’Aubusson, de Felletin, de Martin Nadaud, de Bourganeuf, de La Souterraine se mobilisent actuellement !
D’autre part le SNEP/FSU s’inquiète du devenir des 5 sections sportives des collèges du département. En effet, Monsieur l’Inspecteur d’Académie dans un courrier adressé aux principaux des collèges, et en date du 24 janvier, stipule que les heures qui servent à faire fonctionner ces sections (football, basket-ball, handball, VTT et natation), ne seront plus intégrées dans la dotation des établissements , mais rémunérées (sans doute en fonction des moyens disponibles) au coup par coup… ce qui, à terme, risque de les faire disparaître, nuisant ainsi, à l’éducation sportive des élèves d’un département rural comme la Creuse. La Charte du 13 Juin 2002 prévoit pourtant que « les moyens nécessaires à leur fonctionnement sont prévus dans les dotations horaires des établissements qui les accueillent. ». Nous demandons donc que 4 heures par section sportive figurent à nouveau dans les dotations horaires des établissements qui les accueillent.
Enfin, pour les lycées, les éléments actuellement en notre possession montrent que par rapport aux prévisions de février 2010, c’est une hausse de 38 élèves qui est prévue et non pas une baisse comme nous l’imaginions dans un premier temps.

Contacts : Trémeur DUVAL 05 55 62 34 98 /06 75 18 65 75