7 février 2011

Action et actualités

COMMUNIQUE DE PRESSE du SNES Creuse du 7 février 2011

Je consulte, tu consultes, il consulte… mais seulement lorsque ça ne sert plus à rien !

Guéret, le 7 février 2011,

Les représentants du personnel des syndicats de la FSU (SNUipp, SNES, SNEP) qui siègent au comité technique paritaire départemental (CTPD) ont appris avec stupeur que Monsieur l’Inspecteur d’Académie ne souhaitait pas réunir cette instance avant le mois d’avril, alors que nous étions traditionnellement convoqués fin janvier ou début février pour examiner les dotations horaires des collèges et des SEGPA, et faire part de nos observations, avant qu’elles ne soient notifiées aux principaux des 18 collèges.

L’académie de Limoges semble aimer l’innovation en matière de concertation et de transparence. Monsieur le Recteur préfère réserver ses annonces aux médias (fermeture de la première L et maintien de la première S-SI au Lycée Loewy à La Souterraine) plutôt qu’aux représentants du personnel et nous nous demandons si les instances départementales consultatives comme les CTPD second degré, au nombre de trois jusqu’il y a deux ans, ne sont pas en voie de disparition. Les créations et suppressions de postes en collèges et SEGPA ne se traitent plus au niveau départemental mais académique, et maintenant on risque de nous réunir après les opérations de carte scolaire ! Pour nous demander notre avis alors que tout est terminé ?

Les membres FSU du CTPD ont donc demandé à Monsieur l’Inspecteur d’Académie de bien vouloir réunir un CTPD exceptionnel pour examiner les dotations des différents collèges et SEGPA du département.

L’administration ne souhaitant pas faire œuvre de transparence, nous avons été obligés de faire appel à nos syndiqués pour collecter les effectifs prévisionnels et les dotations horaires octroyées aux collèges et lycées d’enseignement généraux du département. La répartition de ces dotations devant être soumise au vote du Conseil d’Administration des établissements, elles ont été communiquées à nos collègues.

Les collèges du département ont perdu 17 postes en 2008, 5 en 2009 et 9 en 2010 alors que dans le même temps le nombre d’élèves allait en augmentant puisque 4372 élèves étaient présents à la rentrée 2008 et que le rectorat semble en attendre 4461 pour la rentrée 2011. Cette prévision est-elle minorée ? Les prévisions de nos collègues font état d’une centaine d’élèves de plus que le nombre rectoral. Nous risquons de nous retrouver avec la même situation que l’année dernière où 11 classes avaient été supprimées en février et certaines recréées à la rentrée au vu des effectifs (Chénérailles, Dun, Parsac). Dans un collège comme Châtelus, les prévisions font état d’effectifs égaux ou supérieurs à 30 élèves pour tous les niveaux et seules six classes sont prévues, le collège de Felletin n’aurait plus que deux classes sur un niveau alors que 60 élèves sont attendus par le rectorat, Dun risque de se retrouver dans la même situation que l’année dernière avec des classes à 29 élèves sur deux niveaux… et des salles trop petites !

Même si la dotation horaire des collèges augmente de 33 heures par rapport à celle de février dernier (mais diminue de 67 heures par rapport à celle de la rentrée qui a vu l’ouverture de 3 classes), et que 3 classes sont recréées (soit le même nombre qu’à la rentrée : 187), nous ne pouvons que constater que cette légère hausse est insuffisante eu égard à l’augmentation prévue du nombre d’élèves (+ 56 par rapport aux prévisions de février 2010) et aux besoins horaires d’une classe qui s’élève à 28 h en moyenne. Encore une fois, de nombreux collèges auront une dotation inférieure à la somme des horaires réglementaires, et les chefs d’établissements devront « bricoler » en regroupant des élèves de différents niveaux en latin ou en langues ou en n’offrant aucune possibilité de dédoublement.

Ces dotations étant, souvent, à minima, le rectorat retire des moyens aux établissements qui avaient encore un peu de marge. Martin Nadaud devrait perdre une classe alors que les effectifs prévus sont en hausse de 34 élèves par rapport aux prévisions de février et que les locaux obligent à des dédoublements. Bourganeuf, bien qu’en ZEP, voit sa dotation fondre de 12,5 heures pour le même nombre de classes. Marouzeau perd 8,5 heures pour le même nombre d’élèves et de classes.

Certaines classes risquent, donc, d’être chargées avec des effectifs dépassant les 30 élèves (comme à Chambon et Châtelus cette année)… et sans possibilités de dédoublement ce qui n’est pas de bon augure pour la réussite des élèves.

Deux postes créés pour les dix-huit collèges… mais quatorze supprimés dans les cinq lycées. Outre la fermeture de la filière « L » à La Souterraine et d’une option du BTS à Aubusson, la « réforme » des lycées semble atteindre son but, inavoué, visant à supprimer des postes de fonctionnaires. Pour « remplir » les classes, les élèves des différentes séries (L, S, ES) seraient mélangés alors que les épreuves du baccalauréat sont différentes (épreuve anticipée d’histoire-géographie en 1re pour les S, épreuve finale en Terminale ES et L), l’accompagnement personnalisé ( ?) risque de se faire en classe entière ! Qui plus est, les lycées reçoivent un chiffre dit « capacité d’accueil » par niveau. Par exemple, le lycée Bourdan a reçu une capacité d’accueil en seconde de 245 (soit 7 x 35 élèves possibles à accueillir), ce qui veut dire que le lycée doit accueillir ce nombre d’élèves, mais qu’un 246e élève serait orienté vers un autre établissement dont la capacité d’accueil ne serait pas atteinte. Orientation choisie ?

Une centaine d’élèves en moins (si on suit les prévisions du rectorat) sur l’ensemble des lycées, mais 3 postes en moins à Bourdan, 2,5 au LMB de Felletin, 2,5 à La Souterraine, 1 à Aubusson et 5 à Favard. Un poste supprimé par « tranche » de sept élèves ?

POUR NOS METIERS, NOS ELEVES, LA FSU APPELLE A UNE MANIFESTATION DEVANT LE RECTORAT JEUDI 10 FEVRIER A 10 H 30
Contacts : Trémeur DUVAL 05 55 62 34 98 /06 75 18 65 75